Bio

Bio Express

1962 : Naissance en terra incognita.

1985 : Après des études en biotechnologies, travaille dans le milieu agricole, notamment comme éleveur de vaches dans le Limousin.

1989 : Change d’orientation. Est recruté par une banque pour travailler sur les marchés de matières premières.

1991 : Part à Zürich en Suisse. Parallèlement à son travail, fréquente la Rote Fabrik, célèbre lieu culturel alternatif et commence à peindre.

1993 : S’installe à Tokyo au Japon. S’inscrit à l’Université des Arts de Tokyo et travaille sur le mouvement Gutaï (Jiro Yoshihara, Shiraga et Yoshida Toshio). Visite le musée de la Paix à Hiroshima pour la première fois en 1995. Découvre les écrits du penseur allemand Gunther Anders sur Hiroshima.

1994-1998 : Tout en étant basé à Tokyo, séjourne régulièrement dans différents pays d’Asie dont la Chine, le Vietnam, la Corée du Sud, la Malaisie, Singapour, les Philippines et l’Indonésie.

1998-2000 : S’installe à Jakarta et participe à la création d’un magazine politique avec des journalistes et sociologues indonésiens.

2001-2007 : Retour en France. Crée à Paris une maison d’édition spécialisée dans la production d’essais en sciences humaines et sociales. Publie notamment des textes du philosophe allemand Herbert Marcuse, du cinéaste anglais Peter Watkins, de l’écrivain et polémiste camerounais Mongo Beti ou encore de l’écrivain urugayen Eduardo Galeano. Ecrit également des livres documentaires pour la jeunesse.

2008  : S’immerge complètement dans l’art hors normes. Expositions individuelles et collective à Jakarta (Indonésie), Kuala Lumpur (Malaisie) et Tokyo. Expositions à Paris (Galerie Nothing Art).

2009  : S’installe à Lorient en Bretagne et en parallèle, se forme à l’art-thérapie psychanalytique.

2010  : Expositions collectives à Nantes et Saint-Brieuc.

2011  : Exposition à Pont-Aven. Certification en art-thérapie « arts plastiques » (Mémoire « Création collective dans un groupe d’art-thérapie en milieu psychiatrique »).

2012  : Expositions Ville de Pondichery (Inde), Quimperlé, Douarnenez, Nantes et Bruxelles.


Démarche artistique

Une production artistique intuitive, dans la lignée du mouvement COBRA (formes artistiques en dehors des normes et des conventions académiques), de l’Outsider Art, de l’art brut, ou encore de l’art singulier et hors-les-normes, reflet de l’exploration des profondeurs de l’inconscient.

Autrement dit, un art spontané, guidé par le subconscient qui débouche sur une création parfois anthropomorphe et le plus souvent inspirée de représentations archétypiques.

Ces productions artistiques sont ainsi le reflet des représentations de l’expérience humaine, des modèles élémentaires et universels de comportements issus de l’inconscient collectif.

Parfois classifiées comme des créations relevant de l’art primitif ou de l’art tribal ou encore ethnique, ces peintures et ces sculptures ne répondent à aucun code ou canon artistique et ne relèvent d’aucune tradition. Elles sont le reflet de notre monde, le résultat de l’exploration des profondeurs de l’inconscient.

Dans ce processus créatif, la couleur et la matière occupent une place fondamentale dans un souci de restitution des impressions. Les peintures utilisées sont toutes issues de pigments naturels végétaux ou minéraux entièrement ou partiellement broyés. Des couleurs foncièrement issues de la nature qui restituent au plus près un monde des origines à la manière des peintures pariétales.


Thématiques

Toutes les thématiques humaines et sociales majeures sont abordées, certaines plus que d’autres. La question de la domination et/ou des formes de dominations entre les êtres vivants tient une place importante, de même que les notions de rapport de force, de puissance, de contrôle, de manipulation, de peur, de résistance, de pulsion de vie et de mort…

Ces thèmes universels, communs à toutes les cultures humaines, sont représentés sous des formes symboliques diverses et s’inscrivent dans le monde d’aujourd’hui : la révolte, le rapport à la Nature, la guerre, la propagande, la menace atomique, les ondes…

Ces tableaux, ces séries de rectangles ou de carrés, renferment ainsi une « image primordiale » ou archétypes (terme qui, en grec ancien, signifie « modèle primitif » et en latin « grande image ») issus des instincts les plus anciens de la psychologie humaine.


Représentations

Les personnages qui se retrouvent de toile en toile demeurent le plus souvent au stade de créatures anthropomorphes avec des traits humains déformés, simplifiés, épurés, hyperboliques et parfois indéterminés.

Ces personnages, aussi bien homme que femme (sorte de personnages "pré-adamiques", sans genre ou trans-genres), participent à la restitution d’un univers à part entière avec une identité propre.

Ils sont très souvent traversés, transpercés, découpés, détourés ou partiellement absorbés par leur environnement direct. Ils forment une partie d’un tout et comme chacun de nous sur terre, ils sont d’une manière ou d’une autre (une manière choisie ou subie) reliés au monde.

Une autre caractéristique majeure est l’omniprésence et la sur-représentation des mains. Des mains assez brutes le plus souvent, avec des doigts tous semblables, sans distinction. Une représentation enfantine, universelle aussi.

Cette omniprésence des mains traduit le rôle fondamental qu’elles jouent dans l’existence de chacun de nous : elles donnent, reçoivent, tiennent, montrent, mesurent, réalisent... et aiment. Les mains manifestent la pensée de l’homme : le cerveau pense et la main exécute l’idée. La main fabrique les outils et les tient. Mais la main transmet également et guérit.

La première forme de peinture que l’homme réalisa il y a près de 40 000 ans fut des empreintes négatives ou positives de mains.